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Les membres soussignés de la Coalition pour la liberté des médias expriment leur profonde inquiétude quant à la sécurité des journalistes et aux répercussions sur l’accès à l’information au Moyen-Orient, compte tenu de l’escalade régionale. La sécurité des journalistes et des professionnels des médias ainsi que l’accès à l’information sont gravement menacés.
En période de conflit, une couverture médiatique indépendante permet de fournir des informations précises et opportunes, essentielles pour les communautés touchées. Des reportages factuels et opportuns peuvent sauver des vies et préserver des moyens de subsistance. Les journalistes et les professionnels des médias jouent un rôle indispensable pour informer le monde des événements qui se déroulent dans les zones de conflit.
Nous assistons à une tendance inacceptable marquée par des décès, des arrestations et des détentions. Nous observons ce phénomène dans l’ensemble de la région touchée par l’escalade régionale. À Gaza et au Liban, de nombreux journalistes et professionnels des médias ont été tués dans le contexte des hostilités depuis le 7 octobre 2023. Les restrictions d’accès imposées aux journalistes dans les zones de conflit se sont également accrues. À Gaza, depuis plus de deux ans, le gouvernement israélien interdit aux journalistes d’entrer de manière indépendante et les empêche de mettre en lumière les réalités de la guerre. Le Hamas restreint la liberté de reportage des journalistes à Gaza, en recourant à la violence et à l’intimidation, pratiques dont l’existence est documentée de longue date. En Iran, nous assistons à une répression violente à l’encontre des journalistes et de la liberté d’information, notamment au moyen de coupures d’Internet. Nous condamnons fermement toutes les formes de violence dirigée contre les journalistes et les professionnels des médias, y compris les infrastructures médiatiques, les locaux de presse et les véhicules de presse clairement identifiés.
Ces incidents soulèvent de graves préoccupations concernant la protection du personnel des médias en vertu du droit international humanitaire, ainsi que l’érosion de la liberté de la presse et de la liberté d’expression dans les zones de conflit. Nous exhortons toutes les parties concernées à respecter le droit international humanitaire. Tous les civils, y compris les journalistes, doivent être protégés. Les attaques délibérées contre des journalistes sont inacceptables et peuvent constituer un crime de guerre. Les journalistes détenus doivent être traités conformément au droit international.
Les restrictions d’accès des journalistes dans les zones de conflit se sont également accrues. Nous condamnons toute restriction à la libre circulation d’une information indépendante.
Les membres soussignés de la Coalition pour la liberté des médias appellent toutes les parties à garantir la protection des journalistes et des professionnels des médias au Moyen‑Orient, conformément au droit international. Nous demandons que toutes les attaques contre les professionnels des médias fassent l’objet d’enquêtes et que leurs auteurs soient traduits en justice conformément au droit national et international.
Signé:
Australie
Belgique
Canada
Danemark
Espagne
Estonie
Finlande
France
Ghana
Irlande
Islande
Italie
Japon
Lettonie
Lituanie
Luxembourg
Norvège
Pays-Bas
Portugal
Royaume-Uni
Sierra Leone
Slovaquie
Suède
Suisse
Ukraine


