Déclaration de la Coalition pour la liberté des médias sur le procès d’Evan Gershkovich

Les soussignés, membres de la Coalition pour la liberté des médias, sont vivement préoccupés par le procès du journaliste du Wall Street Journal Evan Gershkovich en Russie.

Après plus d’un an de détention arbitraire, son procès — pour des accusations d’espionnage sans fondement — est une attaque délibérée contre la liberté des médias, qui ne peut qu’ajouter à la douleur de sa famille. Evan Gershkovich est un reporter accrédité d’un organe de presse respecté; son arrestation, sa détention et son procès témoignent d’une hostilité inquiétante à l’égard de la liberté de la presse en Russie. Le journalisme n’est pas un crime. Lorsque des journalistes sont pris pour cible en raison de leur travail, le monde perd une partie de ses sources d’information les plus précieuses; la liberté d’enquête et la recherche de la vérité se dégradent; et les journalistes sont elles-mêmes et eux-mêmes contraints de prendre des risques déraisonnables.

Le cas de M. Gershkovich illustre malheureusement le choix du Kremlin de lancer une attaque systématique contre la liberté des médias plutôt que de permettre une information honnête sur ses crimes en Ukraine et sa répression en Russie. Des dizaines de journalistes — de nationalité russe ou autre — sont en détention en Russie en raison de leur travail. Nombre d’entre elles et eux ont été ciblés pour leur couverture de l’invasion brutale de l’Ukraine par la Russie. Des centaines d’autres journalistes ont été contraints de s’exiler. Et celles et ceux qui demeurent actifs en Russie sont confrontés à des risques personnels importants ainsi qu’à la censure d’un gouvernement qui craint par-dessus tout les reportages véridiques.

Les soussignés, membres de la Coalition pour la liberté des médias, condamnent ces efforts délibérés visant à saper la liberté de la presse et la liberté d’expression en Russie. Nous demandons instamment la libération immédiate de toutes et tous les journalistes injustement détenus. En outre, nous appelons tous les pays à respecter leurs obligations et leurs engagements à l’égard des droits de la personne et de la primauté du droit.

Signé:

Allemagne
Australie
Autriche
Belgique
Canada
Danemark
Espagne
Estonie
États-Unis
Finlande
France
Grèce
Irlande
Italie
Japon
Lettonie
Luxembourg
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Pays-Bas
Portugal
République tchèque
Royaume-Uni
Slovénie
Suède
Suisse
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